Chronique Les Humeurs insolubles de Paolo Giordano

  • Paolo Giordano
  • Traduit de l’italien par Nathalie Bauer
  • Coll. «Coll. « Cadre vert »»
  • Seuil
  • 01/10/2015
  • 144 p., 16 €

Catherine Le Duff Librairie Livres in room (Saint-Pol-de-Léon)

« Il existe des aventures dont l’épilogue est écrit dès le début. » Et s’il est une maladie dont on connaît souvent l’issue, alors Paolo Giordano ne s’y trompe pas : le cancer ne pardonne guère.

Sept ans après le succès de La Solitude des nombres premiers (Points), l’auteur italien nous offre un court récit où se répondent l’amour et la mort, où les murs prudemment érigés s’effritent et où l’enfance, parfois, se montre cruelle dans sa belle insouciance. Le narrateur, universitaire passionné mais peu présent, sa femme Nora et leur fils Emanuele, côtoient Madame A. depuis les mois d’alitement précédant l’accouchement de Nora. Peu à peu, cette forte femme, cuisinière et ménagère hors pair, leur devient à la fois indispensable et invisible, tant son minutieux travail les maintient dans le singulier confort de l’enfance. L’improbable quatuor s’aime et s’admire de manière aussi imperceptible que profonde. Mais un jour, IL arrive, et tout bascule. IL, c’est ce cancer meurtrier et violent dont Paolo Giordano se garde de nous cacher l’issue. De temps à autre, la douleur et la mort savent poser les questions que les vivants n’osaient pas affronter. Meurtris par la perte d’une âme discrète et irremplaçable, seuls face au deuil, chacun des personnages va apprendre à grandir, et, qui sait, à mieux s’aimer, jusqu’à ce qu’enfin, madame A. devienne Anna.

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