Chronique Automobile Club d’Égypte de Alaa El Aswany

  • Alaa El Aswany
  • Traduit de l’arabe (Égypte) par Gilles Gauthier
  • Coll. «NULL»
  • Babel
  • 07/10/2015
  • 640 p., 11.50 €
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Véronique Bagarry Librairie Points communs (Villejuif)

Le Caire 1940. L’Automobile Club, est « le Club » réservé à l’élite des colons britanniques, où vient jouer et s’encanailler le roi Farouk. Le directeur, James Wright, est un colon typique, arrogant et raciste. El-Kwo, le chambellan, exerce avec une rare perversité son pouvoir sans limites sur le personnel. L’auteur s’attache à tout le personnel, et particulièrement à Abdelaziz Hamam, noble ruiné, venu au Caire pour que ses enfants reçoivent une bonne éducation. Désormais, c’est un serviteur humilié qui travaille au Club et dont les enfants auront des destins très différents. Dans cet antre privilégié, deux mondes se côtoient, celui des membres et celui des domestiques. L’auteur nous donne à voir l’oppression des serviteurs, battus et injustement punis, qui hésitent à se révolter, et pose la question : comment une société peut-elle se réformer ? Récit éclaté à plusieurs voix, Automobile Club d’Égypte est un roman foisonnant qui avance en méandres et soubresauts. Comme dans L’Immeuble Yacoubian (Babel), la polyphonie narrative permet d’entendre le grondement de la multitude.

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