Chronique Au commencement la nuit était musique de Alissa Walser

JEAN-MARC BRUNIER, Librairie Le Cadran lunaire, Mâcon

Je l’avoue, avant la lecture de ce roman, j’ignorais qui était Franz-Anton Mesmer. Et pourtant quel homme ! Alissa Walser rend un très bel hommage à l’inventeur de la théorie du magnétisme animal. Passionnant.

Vienne, janvier 1777. Franz-Anton Mesmer, docteur, magnétiseur de son état, voit arriver, au milieu des fortunés pensionnaires de sa maison de soin, la jeune Maria Theresia von Paradis, atteinte de cécité depuis l’âge de 3 ans. Maria Theresia est non seulement la fille de M. le secrétaire à la cour, mais aussi une pianiste de grande renommée à qui l’impératrice a alloué une pension. Au fil des semaines, au contact de Mesmer, la jeune fille semble peu à peu recouvrer la vue… en même temps que ses talents de pianiste disparaissent. À Vienne, on commence alors à douter des méthodes de Mesmer. L’écrivain allemand Alissa Walser nous invite à rencontrer celui qui fut l’un des premiers magnétiseurs de l’Histoire, mais aussi un grand amateur de musique et un riche mécène ami de Mozart et Haydn. Alissa Walser signe un magnifique portrait de Franz-Anton Mesmer, homme généreux à l’écoute des maux de ses contemporains, qui savait être attentif et guérir dans un monde encore peu disposé à accepter de telles méthodes. Entre roman historique et étude de mœurs, la romancière explore avec finesse et humour la bonne société viennoise de la fin du XVIIIe siècle.

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