Chronique Art nouveau de Paul Greveillac

À la veille de la Première Guerre mondiale, dans une Europe gangrenée par la montée de l’antisémitisme, Lajos Ligeti, jeune prodige viennois de l’architecture a des ambitions démesurées. Il veut imposer son style en Hongrie et faire de Budapest le temple de son exubérance en béton armé. Ligeti intègre alors le cabinet de Gulya Partos et Ödön Lechner, les deux plus grands architectes de l’Art Nouveau en Hongrie. Dévoré par son rêve, courbé sur sa table de dessin, Ligeti sera aveugle et sourd aux complots qui vont précipiter tour à tour sa chute puis celle de l’Empire austro-hongrois. Paul Gréveillac raconte la fin d’un monde, celui où il était permis de bâtir un monde et de le réinventer quand l’obstination d’un homme pouvait, à elle seule, vaincre les corporatismes et la peur de la modernité. Le finaliste du Goncourt 2018 captive et convainc car il réussit le tour de force d’adapter son écriture, aussi classique qu’élégante, à l’époque qu’il décrit.

Cyrille Falisse Librairie Lo Païs (Draguignan)

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