Chronique Un cas de conscience de Alexandre Dumas

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Caroline Clément Librairie Coiffard (Nantes)

C'est un Cas de conscience, dit Alexandre Dumas. Ou quand l'héroïsme comique d'un chien sert les vues anticléricales de l'admirateur notoire de Garibaldi. Inédit et savoureux.

Mustang, formidable chien engagé dans son temps. Héros garibaldien, à l’instar de l’auteur du Comte de Monte Cristo. Fidèle et valeureux. Brillant représentant de l’espèce canine à l’intelligence rare. Mustang, de la race des bloodhounds, est le compagnon d’Edward Seyton Bugh, que le mauvais sort, ou l’ingratitude humaine n’épargnera pas. Voilà ce qui intéresse Alexandre Dumas dans Un cas de conscience. Dumas donne la parole à Giuseppe Garibaldi lui-même, artisan de l’unité italienne. Il l’admire ouvertement et on entend d’ici l’homme conter ses exploits chez le duc de Sutherland, à Londres, à de jeunes aristocrates anglaises tout ouïe. C’est alors que Mustang intervient, objet d’un regret encore cuisant, sur lequel la marquise de Blairey, « mystérieuse dévote ultramontaine », s’exprimera dans un second temps. Ce n’est pas la première fois qu’Alexandre Dumas prend appui sur des péripéties animales pour dépeindre la société et les hommes. Si ce texte n’était pas totalement inconnu – le journal Le Soleil l’avait publié en 1866 –, il était cependant expurgé de ses longs passages anticléricaux. Le voilà pour la première fois dans son intégralité, court, impertinent et particulièrement savoureux.

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