Chronique Le Pont sans retour de Vincent-Paul Brochard

Caroline Clément Librairie Coiffard (Nantes)

« Le gouvernement nord-coréen a longtemps nié avoir commis des enlèvements. » Vincent-Paul Brochard raconte celui de Julie Duval dans un premier roman édifiant : Le Pont sans retour.

On peut s’en défendre ou non, mais le fait est qu’il y a toujours, lorsqu’on ouvre un livre sur la Corée du Nord, comme une funeste curiosité, une sombre fascination. Que nous dira de nouveau cet auteur sur ce pays et son régime ? Que nous dévoilera-t-il sur l’environnement et le quotidien d’un peuple qu’on sait soumis à un implacable autoritarisme ? Son histoire nous en dira-t-elle plus sur la dictature, la famine, l’oppression, les absurdités sociales ? Vincent-Paul Brochard, auteur du Pont sans retour, est Français et c’est une Française, Julie Duval, qui est le personnage principal de son roman. Elle vit à Paris pendant les années Mitterrand. Le président en est à son deuxième mandat et la chute du mur de Berlin est proche. « Le démembrement du bloc communiste en Europe de l’Est, la perestroïka et la réorientation de la diplomatie soviétique initiée par Gorbatchev faisaient peser de lourdes menaces sur la Corée du Nord. » Julie Duval est étudiante et se lie d’amitié avec une jeune Japonaise qui lui enseigne sa langue et lui propose un séjour au Japon. Le voyage est un enlèvement. Julie fait halte à Hong Kong mais c’est à Pyongyang qu’on l’attend. Invitée d’honneur, lui dit-on. « Votre nom complet sera Ri Ji Eun. »

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