Chronique Les Amants polyglottes de Lina Wolff

  • Lina Wolff
  • Traduit du suédois par Anna Gibson
  • Coll. «Du monde entier»
  • Gallimard
  • 18/01/2018
  • 297 p., 22 €
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Léopoldine Raynal Librairie Gutenberg (Issy-les-Moulineaux)

Avec Houellebecq en toile de fond, Lina Wolff amène son roman, à la fois thriller et réflexion sur les rapports humains, sur des chemins inattendus qu’elle maîtrise avec brio.

Les Amants polyglottes est construit en trois parties, liées les unes aux autres par le parcours d’un manuscrit inédit. La première partie, la plus drôle et la plus crue, raconte l’histoire d’Ellinor, trentenaire en mal d’amour, qui cherche un partenaire sur des sites de rencontres. De profil en profil, elle rencontre Calisto, critique littéraire obèse et assez peu doué dans les relations amoureuses. C’est dans la maison de cet homme qu’apparaît pour la première fois le fameux manuscrit, unique exemplaire existant. Avec la deuxième partie commence un récit plus profond et plus écrit. Entrent en scène un auteur, Max Lamas, et sa passion pour une vieille marquise italienne dont il veut raconter l’histoire. Enfin, la dernière partie nous emmène à travers le regard de Lucrezia, petite-fille ruinée d’un aristocrate, qui a dû quitter le palazzo pour un HLM dans la banlieue de Rome. Un récit singulier, cynique et allumé, parfois vulgaire, sur la solitude et l’humain, déjà primé en Suède, qui vous fera réfléchir à de nombreuses problématiques et ne vous laissera pas indifférent !

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