Chronique L’Invitation de Elizabeth Day

  • Elizabeth Day
  • Traduit de l’anglais par Maxime Berrée
  • Coll. «NULL»
  • Belfond
  • 03/05/2018
  • 352 p., 21 €
NULL

Léopoldine Raynal Librairie Gutenberg (Issy-les-Moulineaux)

Dans son deuxième roman traduit en français, Elizabeth Day manie parfaitement ses personnages et son intrigue, saupoudrant le tout d’une critique éclairée de la société anglaise.

Construit comme un huis clos, le roman débute avec Martin dans la salle d’interrogatoire d’un commissariat. Il s’est passé quelque chose quelques semaines auparavant lors de la fête d’anniversaire de Ben. Quelqu’un semble être dans le coma à l’hôpital, mais on ne comprend pas bien ce qui se trame. Au fur et à mesure des pages, le récit de l’interrogatoire est entrecoupé de souvenirs de Martin racontant son amitié indéfectible avec Ben, rencontré en internat. Ben est riche, entouré par la culture, très sûr de lui et de son avenir. Martin, lui, vient d’une famille pauvre, orphelin de père, élevé par une mère dure et difficile à comprendre. Pour permettre au lecteur de comprendre tous les tenants et les aboutissants de cette amitié, l’auteure offre le point de vue de Lucy, la femme de Martin, via des cahiers qu’elle remplit encouragée par son analyste. C’est grâce à ce personnage que le texte prend de l’ampleur. Lucy est détachée et acerbe, très intelligente et terriblement loyale envers Martin qu’elle n’a pourtant jamais senti attaché réellement à elle. La jalousie, la manipulation, les soupçons et les non-dits éclosent les uns après les autres à travers une lutte des classes poisseuse.

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