Littérature française
Isabelle Amonou
La Pianiste
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Isabelle Amonou
La Pianiste
Dalva
20/08/2026
432 pages, 23 €
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Chronique de
Fabienne Boidot-Forget
Librairie Le Bruit des Mots (La Flèche) -
❤ Lu et conseillé par
7 libraire(s)
- Stéphanie Hanet de Coiffard (Nantes)
- Valérie Fèvre de La Cabane à lire (Bruz)
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- Mélany Ghestemme de Au temps lire (Lambersart)
- Charline Caron de De l'encre à l'écran (Le Guilvinec)
- Stéphanie Robin de Le Refuge des mots (Salaise-sur-Sanne)
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✒ Fabienne Boidot-Forget
(Librairie Le Bruit des Mots, La Flèche)
Après un accident, Jeanne, une pianiste de renom, est amputée du bras droit. Isabelle Amonou signe un magnifique portrait de femme dans un roman bouleversant où la musique et la mer deviennent des remparts à l’adversité.
Comment survivre lorsque l’on est une pianiste de renom, que l’on a basé toute sa vie sur la musique et les concerts, que rien d’autre n’existe et que l’on est victime d’un accident qui vous fait perdre votre bras droit ? C’est le questionnement auquel est confrontée Jeanne. Amputée, elle doit affronter le vide abyssal que représente l’absence de sa main droite. Elle pourrait sombrer dans la folie mais préfère quitter Paris et aller se réfugier dans le Finistère dans la maison où elle a grandi et que lui a léguée son père après sa mort. C’est là, en bordure de Manche, qu’elle va chercher la voie de la reconstruction et, dans le même temps, tenter d’élucider le mystère d’une mère qui l’a abandonnée alors qu’elle avait à peine 6 ans, tout en essayant de comprendre ce qui la lie aussi intensément à la musique. Mais La Pianiste n’est pas seulement un roman qui traite de la reconstruction : c’est une véritable partition qu’Isabelle Amonou met en musique avec une écriture très singulière. Elle dirige à la baguette sa galerie de personnages, tous très incarnés : Jeanne mais aussi François, Michel, Danielle, Louis, sans oublier le chat Léo et la rencontre avec un drôle de chien ! Elle nous fait pénétrer dans un univers de sensations : la perception du corps abîmé, amputé qui, sous sa plume, devient palpable et sensible ; la sensation aquatique lorsqu’elle nous immerge dans les eaux glacées de la Manche ; l’ouïe, évidemment, puisqu’elle donne à entendre la musique que compose Jeanne. Et puis ce roman regorge d’anecdotes passionnantes sur les musiciens. On y croise Beethoven, Ravel, un certain Wittgenstein, des pianos Steinway, Victory… Enfin, c’est aussi un roman peuplé de fantômes, celui d’un bras perdu qui rejoint celui de la mère disparue, de mystères, de secrets de famille. Avec, en prime, un grand souffle romanesque qui transporte et éblouit.