Chronique Ni poète ni animal de Irina Teodorescu

Christèle Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

Quand Carmen, avocate franco-roumaine, apprend le décès du Grand Poète, son mentor, cela provoque chez elle une sorte d’arrêt sur image, une résurgence de l’année 1989, année de ses 10 ans. En cette époque charnière pour l’Europe, Carmen est encore citoyenne roumaine et, en même temps qu’elle se remémore, mois par mois, de mars jusqu’à décembre, son quotidien ponctué par les enregistrements audio de sa mère obsédée par l’Ouest et les rapports psychiatriques de sa grand-mère folle à lier, elle relate les événements qui ont mené à la chute inéluctable du couple dictatorial et l’ont conduite au Grand Poète dissident, incarnant l’avènement (avorté) d’un règne de poètes. Dans le style enlevé et audacieux qui la caractérise, Irina Teodorescu signe un roman original, un brin autobiographique, hanté par le fantôme du communisme, peuplé d’animaux (pas poètes mais honnêtes) et de personnages loufoques aux destins entravés par la dictature.

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