Chronique Azur noir de Alain Blottière

« Je est un autre. » Comment ne pas songer à cette formule d’Arthur Rimbaud à la lecture d’Azur noir ? Je c’est Léo, un éphèbe de 17 ans, visage d’ange, regard de cristal. L’autre c’est Rimbaud, le diable comme l’appelait son amant éperdu, Verlaine. Dans un Paris accablé de chaleur et une ambiance de fin du monde, Léo, ayant refusé de suivre sa mère en vacances, arpente leur appartement qui jadis abrita Rimbaud. Au fil de jours étouffants et de nuits hallucinatoires, l’adolescent, victime de crises de cécité, va fusionner avec le jeune poète au point de le voir, de le suivre dans sa vie de débauche dans un Montmartre du XIXe siècle saisissant de réalité et de se jeter avec rage dans l’écriture. Tout dans ce roman est affaire de sensations à l’image des vers tirés des Cahiers de Douai, un roman envoûtant où percent à chaque page la poésie et la folie du jeune Rimbaud mais aussi la frénésie de l’adolescence que sait si bien peindre Alain Blottière.

Christèle Hamelin Librairie Le Carnet à spirales (Charlieu)

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