Chronique Le Dernier Lendemain de Ryan David Jahn

  • Ryan David Jahn
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Vincent Hugon
  • Coll. «Coll. « Actes noirs »»
  • Actes Sud
  • 05/11/2014
  • 416 p., 23 €
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Antoine Tracol Librairie Lucioles (Vienne)

Ryan David Jahn sévit de nouveau avec un polar qui contracte les muscles et emporte le lecteur dans une spirale infernale. « Les montres peuvent-ils être à la fois tendres et inhumains ? »

Après nous avoir fait trembler sur la nature humaine avec De Bons Voisins (Babel noir), puis nous avoir emmenés sur la route accompagnés d’armes lourdes avec Emergency 911 (Babel noir), Ryan David Jahn nous traîne de force dans l’Amérique du début des années 1950. Le roman commence sur un acte qui oscille entre terreur et courage : un enfant tue son beau-père qui le maltraite d’une balle dans le crâne. Malgré ses précautions pour déguiser son meurtre, la police va rapidement l’inculper. Commence alors un roman choral où flics corrompus et truands s’affrontent autour d’une histoire rocambolesque. Comme il le démontrait déjà dans Emergency 911, l’auteur maîtrise à la perfection l’art du dialogue, la science du rythme et de l’adrénaline. Pas une seconde de répit pour le malheureux lecteur. Avec ses intrigues très finement ciselées et ses personnages hauts en couleur, Ryan David Jahn tisse une aventure dont il est impossible de se détacher. Un suspense aux petits oignons, une enquête menée tambour battant et un lecteur ferré dès les premières phrases. « Il va falloir que tu t’accroches. Que tu t’accroches et que tu fasses attention. » Le ton est donné. Un coup de maître pour cet auteur qui nous offre son polar le plus abouti.

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