Chronique PLS de Joanne Richoux

Sacha est a priori un adolescent ordinaire. Il fait la fête, il boit, il fume. Et ne laisse pas les filles indifférentes – même si une seule l’aimante plus que de raison. Mais Sacha renferme une infinie souffrance que seule sa jumelle, Angélique, dite « Angie », est en mesure de comprendre. Sacha redoute la soirée d’Halloween chez lui. D’où vient donc cette mélancolie ? Et surtout, quelle sera l’issue de ce 31 octobre qui s’annonce obscur ? Avec PLS, Joanne Richoux aborde sans détour la dépression adolescente, celle qui ronge jusqu’à l’os, mais aussi le désir et la sexualité dans toute son animalité, sa spontanéité. C’est un roman uppercut : le lecteur se laisse englober par l’écriture langoureuse de l’auteure, parfois âpre, parfois sensuelle, toujours en textures, en odeurs et en sensations, mais ne s’attend pas à recevoir un tel coup sur la nuque en découvrant le véritable nœud de l’histoire. C’est décapant et ça laisse des traces. Mais tout en beauté.

Anahita Ettehadi Librairie Chantelivre (Paris 6e)

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