Chronique La Chère et l’Esprit de Massimo Montanari

  • Massimo Montanari
  • Traduit de l’italien par Jacques et Martine Pagan-Dalarun
  • Coll. «NULL»
  • Alma
  • 06/04/2017
  • 260 p., 25 €
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Cyril Canon Librairie Sauramps (Montpellier)

L’historien Massimo Montanari, après nous avoir régalé avec ses Contes de la table (Seuil), remet le couvert avec un essai des plus roboratifs sur l’histoire de l’alimentation dans la culture chrétienne.

« Le pain de froment trempé dans du vin rouge, il n’y a rien de meilleur » déclarait Ignazio Silone, dans Vino e pane en 1938. Cet essai fait la part belle à la symbolique de la nourriture à travers l’histoire chrétienne. Si le christianisme a modifié les habitudes alimentaires héritées du judaïsme en créant une éthique, dans laquelle le jeûne tient une place prépondérante, sa relation ambivalente à la nourriture, mêlée d’interdits et d’injonctions, n’a cessé d’évoluer et de s’enrichir au cours des siècles. Du repas monastique, frugal et végétarien, aux fêtes religieuses, du cérémonial des repas (ou le partage est la valeur cardinale), jusqu’au rôle du pain et du vin dans l’eucharistie, l’auteur nous plonge dans une histoire culturelle du goût. Riche et diverse, cette histoire nous démontre qu’il n’y a pas de modèle alimentaire unique dans le monde chrétien. Et que si le plaisir de se nourrir ne fait pas partie de l’idée de fond de la pensée chrétienne (le plaisir éloigne de la vérité et des voies de l’esprit), goûter c’est aussi s’ouvrir à la connaissance et aux savoirs, et aux autres tout simplement.

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