Chronique Intermittence de Andrea Camilleri

  • Andrea Camilleri
  • Traduit de l’italien par Serge Quadruppani
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque italienne »»
  • Métailié
  • 06/10/2010
  • 166 p., 17 €

Par Romain Cabane, Librairie des Danaïdes, Aix-les-Bains

En Italie, une entreprise tente d’en acquérir une autre. Les secrétaires sont jolies, les politiciens ferment les yeux ou en profitent, et puis les autres…

Eh bien les autres trinquent. Collusion : le mot, à force d’affaires, en devient presque à la mode. Le sexe, le pouvoir et l’argent sont au cœur des préoccupations des dirigeants politiques et des grands patrons d’industrie : manipulation, rachat d’entreprises, mépris pour celles et ceux qui ne font pas partie de leur classe. Vous n’êtes pas en train de lire le journal mais bien le dernier Camilleri. Heureusement, pour sauver le tableau et nous délecter de tout cela, il y a la verve de l’auteur, ses dialogues percutants, sa douce ironie, son rythme inégalable… Le roman, plus vrai que nature, diffuse en nous l’entêtant parfum de la paranoïa. Personne n’est droit, tout le monde joue un jeu. Vie privée, vie professionnelle, vie publique, les motifs de bassesse sont partout. On ne dévoile ses cartes sous aucun prétexte, les dialogues et les comportements sont ambigus, elliptiques. Apparemment, tout le monde se doit d’entrer dans la danse. Malheur à ceux qui ne savent pas qu’ils s’engagent dans la partie, ils en font les frais sans en savourer le sel. Oui, parce qu’il est des gens pour qui toutes ces intrigues sont divertissantes, passionnantes, essentielles.

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