Chronique Chère Ijeawele, de Chimamanda Ngozi Adichie

  • Chimamanda Ngozi Adichie
  • Traduit de l’anglais (Nigéria) par Marguerite Capelle
  • Coll. «Coll. « Hors-série littérature »»
  • Gallimard
  • 02/03/2017
  • 84 p., 8.50 €
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Linda Lompech Librairie Coiffard (Nantes)

Dans Chère Ijeawele, lettre adressée à son amie, Chimamanda Ngozi Adichie livre un petit manuel d’éducation féministe en quinze suggestions douces, étayées et profondément humaines.

« Je compte. Je compte autant. Pas “à condition que”. Pas “tant que”. Je compte autant. Un point c’est tout. » Le postulat de base de ce petit manifeste féministe est limpide. Chaque femme dans le monde mérite sa place, pas en tant que femme, mais en tant qu’être humain, l’égale de l’homme. Dans ses romans, mais aussi dans ses prises de parole régulières, l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie affiche clairement ses positions féministes. Ce petit livre qui paraît aux éditions Gallimard en est un concentré. Voilà un instrument efficace qu’elle dédie à son amie qui lui a un jour demandé quelques conseils pour élever sa fille dans un esprit féministe. Au fil des quinze suggestions qu’elle propose, l’auteure s’appuie sur des exemples précis et distille des principes qui vont parfois au-delà du féminisme et relèvent de l’humanisme. Donne à ton enfant le sentiment d’identité, apprends-lui à aimer les livres, bannis de ton éducation les préceptes de genre. De manière concise et souvent plongée dans la culture igbo, cette lettre, qui peut évidemment être lue par tous, désamorce les pièges du sexisme avec ironie, humour et finesse.

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