Chronique C’est dimanche et je n’y suis pour rien de Carole Fives

Virginie Vigouroux (Vivement dimanche - 69004 Lyon)

Carole Fives nous offre un texte d’une sensibilité à fleur de peau, qui raconte une belle histoire d’amour, fulgurante et inachevée, de celles qui marquent une vie au fer rouge.

 

Léonore est une jeune femme de 40 ans, fragile et un peu paumée. Elle est à un moment de sa vie où rien ne la satisfait, où ses choix la déçoivent. Le souvenir de son premier amour, José, disparu vingt-cinq ans auparavant dans un terrible accident s’impose à elle. Partir à sa recherche devient une nécessité. Léonore a besoin d’une confrontation « pour pouvoir continuer à vivre », même si elle « reste cette adolescente sidérée qui apprend l’amour et la mort au même moment ». Voici le sujet de ce roman : faire un devoir de mémoire pour avancer dans la vie. Léonore part donc au Portugal pour pouvoir enfin faire son deuil. Et ce voyage sans cesse différé va être salutaire pour elle. Cette quête un peu folle mettra sur son chemin des gens généreux. Les pensées de José au moment du drame se superposent au récit de Léonore, vingt-cinq ans plus tard. Cet enchevêtrement tisse l’histoire de ce jeune immigré portugais et nous conduit jusqu’au drame. Voilà donc une histoire faite de belles rencontres, qui nous parle d’amour et de fraternité. Un deuxième roman juste et émouvant qui fait écho à Modèle vivant paru dans la collection « Médium » à l’École des Loisirs en 2014. Deux jeunes vivent le début d’un bel amour quand un accident les sépare : c’est beau et tragique, à faire lire à tous vos ados.

 

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