Chronique Orchidée fixe de Serge Bramly

Par Yolande Bastian Bibliothèque de Sarrebourg

Marcel Duchamp n’aime pas la guerre. Réformé en 1914, il fuit en 1942 la France occupée. Avant d’embarquer pour New York, il pose ses valises à Casablanca…

Aïn Sebaa, ce nom qui sonne comme un poème arabe évoque à la fois les talus de terre sèche et la brume qui monte de l’océan Atlantique. C’est là, au sud de Casablanca, qu’en 1942 Marcel Duchamp a fait escale avant d’embarquer pour les États-Unis. La résidence Beaulieu qui devait l’accueillir ressemble plus à une usine désaffectée qu’à une jolie demeure et l’artiste préfère s’installer loin du camp de transit. Le propriétaire, René Zafrani, est un élégant dandy qui se fait appeler baron de La Cale. Les deux hommes, tout aussi séduisants qu’énigmatiques, se lient d’amitié. Marcel Duchamp livre à Zafrani de minuscules secrets de son art. L’artiste part pour New York ; le « baron » quitte le Maroc et s’envole pour Israël. Soixante-dix ans plus tard, Tobie Vidal, un Américain spécialiste de l’art du xxe siècle, entreprend d’enquêter sur la vie de Marcel Duchamp. Il rencontre à Tel-Aviv les descendants de Zafrani. René Zafrani est décédé, mais son fils, âgé de 90 ans, se souvient. Ce roman à quatre voix qui mêle la vérité à la fiction, est une fantastique histoire d’art, de passion et de rencontres.

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