Chronique Le Garçon de l’intérieur de Benoît Séverac

Yolande Bastian Bibliothèque municipale de Sarrebourg

L’Alsacien appelle « gens de l’intérieur » les Français qui vivent en dehors de sa région. Pour un sourd, être à l’intérieur, c’est écouter les sons cachés du silence.

Il y a un an, un accident a plongé Jules dans le coma ; depuis son réveil, il est sourd et « a perdu le goût amer des mots, des cris et des chansons ». Avec sa famille, il passe ses vacances dans un gîte alsacien. Il y fait la connaissance de Rémi, un garçon sourd comme lui, et de Camille, sa sœur aînée. Il découvre la vie campagnarde rythmée par la pluie, le soleil et les tâches quotidiennes ; il contemple les sarments de vignes, noueux, alignés sur les coteaux comme de bons petits soldats. Cependant, d’étranges incidents viennent rompre cette vie paisible, laborieuse et ordonnée. Une partie du vignoble est saccagée. Quelques jours plus tard, une voiture rouge gît au fond d’un ravin. Le conducteur est mort ; il porte autour du cou un médaillon en or. Jules et Rémi s’improvisent alors détectives. Ils tentent de décrypter les mystères, de déchiffrer les non-dits, de vaincre les peurs. Ce roman fait suite à Silence (Syros, 2011) et mêle l’intrigue policière à d’autres thèmes chers à l’auteur, comme le handicap, la richesse du patrimoine régional, l’amitié, l’amour adolescent. L’histoire est joliment ficelée, l’écriture juste et efficace permet une lecture facile et agréable.

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