Chronique Stations de Jane Sautière

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Yolande Bastian Bibliothèque de Sarrebourg

Lorsque Jane Sautière raconte son existence, cela ressemble à une nébuleuse d’instants inscrits dans le désordre, entre Venise, Lyon, Paris, la banlieue, entre les tunnels du métro et les portes des prisons, entre les murs salpêtrés et les terrains vagues, entre l’agitation des escalators et la torpeur moite d’un canal, entre une vie rangée et une vie improvisée. Dans ce nouveau récit, l’auteure évoque quelques-uns de ses fragments de vie et laisse divaguer son regard, ses émotions. Elle s’attarde sur un vêtement râpeux, des yeux las, une silhouette furtive, un violon qui grince, un train qui passe. Dans ce paysage nomade, les métros déchirent la pénombre, le RER dissimule ses peintures écaillées, le TGV prend son élan, l’avion résonne de conseils atones, le vaporetto cabote mollement entre les pieux et les balises. C’est un récit kaléidoscopique qui diffracte en noir et blanc ou en couleurs grinçantes, en trajets discontinus, en violence sourde, en vies fêlées… et en littérature.

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