Littérature française

Michaël Ferrier

Mémoires d’outre-mer

photo libraire

Chronique de Muriel Gallot

Librairie L'Intranquille (Besançon)

Un narrateur parisien part sur les traces de son grand-père, Maxime Ferrier, né sur l’île Maurice et arrivé à Madagascar comme acrobate dans le cirque Bartolini. Personnage insaisissable et multiple, il sera l’homme de plusieurs noms, plusieurs femmes, plusieurs métiers. Dans un style ample et coloré, Michaël Ferrier nous restitue, tel un funambule de l’écrit, l’éclat des paysages malgaches, les représentations de cirque, les plantations coloniales, la guerre, le jazz, l’amour. Il nous raconte l’Histoire de France « dans ses silences et dans ses marges », intégrant enfin l’Outre-Mer. Il nous questionne sur la migration et l’identité, la filiation et la mémoire. « La mémoire est faite d’oubli », écrit-il, « c’est pour cela qu’elle est vivante ». Ses mots, qui semblent couler de l’océan Indien, apportent jusqu’à nous des senteurs de vanille, de santal et d’embruns, tandis que notre enquêteur tente de décrypter la phrase énigmatique gravée sur la tombe de Maxime : « Pourvu qu’elle soit vivante et non anéantie ».

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