Littérature étrangère

Tom Barbash

Les Lumières de Central Park

photo libraire

Chronique de Muriel Gallot

Librairie L'Intranquille (Besançon)

Dans ces treize nouvelles, Tom Barbash dissèque en douceur les faiblesses et les blessures des habitants de Manhattan. Une plongée fascinante au cœur des émotions humaines.

Une femme divorcée s’immisce dans la vie amoureuse de son fils ; un homme délaissé organise une fête démentielle en se persuadant que sa dulcinée reviendra ; un jeune homme s’agace de voir son père fraîchement veuf devenir le centre d’attention de ces dames… Ces personnages qui gravitent autour de Central Park se heurtent aux désenchantements. Ils aiment fort, ils aiment mal. On peut se reconnaître en eux ; ils ont nos désirs, nos failles et nos petites lâchetés quotidiennes. Avec simplicité et empathie, Tom Barbash nous abîment dans leurs solitudes, leurs regrets, leurs absences et leurs angoisses. Il parvient à capter ces instants de fragilité et d’égarement avec une grande délicatesse. Ces petites pépites de fiction nous rappellent avec délice Déjeuner de famille de John Cheever (Folio), ou encore les nouvelles de Raymond Carver et Richard Ford. David Vann a bien raison, c’est une nouvelle belle voix de la littérature américaine qui est parvenue jusqu’à nous.

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