Chronique Un garçon parfait de Alain Claude Sulzer

CHRISTOPHE DUPARLOIR, Maison d'édition Actes Sud, Arles Cedex

Suisse 1936. Au bord du lac de Giessbach se dresse le Grand Hôtel. Une aristocratie vieillissante s’abrite dans ce palace, loin des « nouveaux maîtres de l’Allemagne ». Bienveillantes à leur égard, les petites mains, agiles et discrètes, s’animent pour un semblant de quiétude. Serveur, Ernest est un garçon parfait. Ses tâches orchestrées répondent aux clients exigeants : « il était une ombre lorsqu’il le fallait, et en même temps un observateur attentionné qui accourait au bon moment, un homme dont on savait peu de choses ». Mais tout équilibre est fragile. L’arrivée de Jacob, le jeune apprenti, trouble Ernest et menace sa solitude sécurisante. Le drame peut commencer. A aime B qui aime C. Séduit, l’écrivain Julius Klinger emmènera aux États-Unis le beau Jacob. Mais une lettre adressée à Ernest en 1966, affranchie des États-Unis, réveillera le souvenir du jeune homme : « le bonheur est facilement acquis et vite perdu ». Un roman dans lequel le suspens s’articule autour de ce mystérieux trio.

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