Chronique Le Chant des revenants de Jesmyn Ward

Léonie est une jeune mère droguée et trop immature pour s’occuper avec amour de ses enfants, Jojo et Kayla. Ils partent ensemble chercher Michael, son mari, sur le point de sortir de prison. Un voyage éprouvant commence, celui d’une famille brisée dans le Mississippi, coincée entre la drogue, la violence, la prison et la décadence de l’Amérique. Jojo, lui, est l’espoir d’un avenir moins obscur : fier, tendre, il s’occupe de sa petite sœur mais n’appelle jamais sa mère « maman ». À la moitié du roman, des fantômes s’invitent chez les vivants et le surnaturel pénètre subtilement la réalité. Jesmyn Ward décortique l’histoire complexe du Sud, l’héritage du racisme, mais aussi les croyances dans les fantômes et le vaudou. Le choix des mots est redoutable, brut et poétique. L’auteure est la première femme à avoir reçu deux fois le National Book Award (pour Bois Sauvage en 2011 et pour celui-ci en 2017) et il n’y a rien de plus légitime.

Judy Manuzzi Librairie Prado Paradis (Marseille)

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