Chronique La Mer de Yoko Ogawa

Isabelle Leclerc Librairie L’Imagigraphe (Paris 11e)

Avec ces sept nouvelles, Yoko Ogawa joue sur des effets de tension : tension de l’émotion, de l’érotisme contenu, des relations fantasmées. On retiendra plus particulièrement « Le Bureau de dactylographie japonaise Butterfly » et « Le Voyage à Vienne ». Une jeune femme dactylo est fascinée par les caractères de dactylographie japonais, des objets à l’étrange perfection, sophistiqués et pleins de charge symbolique. L’un d’eux présentant des traces d’usure, elle monte au bureau des réparations dans lequel règne un homme secret et silencieux. Leur relation semble professionnelle et leurs échanges techniques… du moins au début. Très vite le langage utilisé prend un double sens. Quant aux deux Japonaises du « Voyage à Vienne », elles se penchent au chevet de l’ancien amour autrichien de l’une d’elle, amour impossible car il était marié à l’époque, et le veillent jusqu’à sa mort, en plein fantasme amoureux, jusqu’au moment où elles réalisent qu’il ne s’agit pas de l’homme qu’elles croyaient et que celui-ci était couché dans le lit voisin dans le même état d’agonie.

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