Chronique La Chambre des époux de Éric Reinhardt

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Valérie Faucon Librairie Graffiti (Castres)

La littérature offre un refuge à nul autre pareil. Éric Reinhardt dissipe les sortilèges jetés sur nos vies par le seul pouvoir des mots et de l’amour.

En décembre 2006, alors qu’il est en train d’écrire Cendrillon (Stock puis Le Livre de Poche), la femme d’Éric Reinhardt se voit diagnostiquer un cancer du sein. Le couple fait face à l’angoisse et à la maladie de belle manière. La complicité au quotidien, l’amour et le désir comme remparts. Un hymne de tous les instants à la vie. Ils se forgent une sorte de mantra « Tu te bats avec ton roman, je me bats contre le cancer, on fait ça tous les deux, ensemble, côte à côte, l’un avec l’autre. Et en septembre je suis guérie et toi tu sors ton livre. » Cendrillon est le succès que l’on sait, Margot est guérie. En 2008, à la suite des Assises internationales du roman à Lyon où il est invité à débattre sur le thème du « roman puzzle », Éric Reinhardt envisage la rédaction d’Une seule fleur, l’histoire de Nicolas, la quarantaine, compositeur qui écrit une grande symphonie pour conjurer le mauvais sort de la maladie de sa femme ou peut-être s’agira-t-il de Frédéric peintre plasticien. La frontière entre la réalité et la fiction se fait bien poreuse. Un autoportrait diffracté du romancier qui interroge sur la puissance salvatrice des Arts puisque seule la Beauté permet de se jouer des épreuves et de transfigurer la vie.

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