Chronique Poupées de Éléonore Pourriat

Anne Burzynski Librairie L'Écriture (Vaucresson)

«°Mes sentiments étaient disproportionnés, comme l'a été mon silence. Je t'aimais trop. Je me suis laissé déserter. Et ton mystère a pris racine.°» Joy vit seule avec son père policier. Sa mère Milena a disparu en Inde et n'en est pas revenue. Stella habite avec sa mère Domino, artiste libre et bohème. Nous adoptons le point de vue de chacune en alternance, l'un à la première personne, l'autre à la troisième. Entre les deux adolescentes, c'est le coup de foudre amical, l'évidence. Elles sont la sœur, la pièce manquante de l'autre. Une amitié sous le signe des années 1980 et de David Bowie, l'idole, le modèle. Une amitié comme peut l'être la première. Unique, sacrée... et perdue. «°Si rien n'était vrai, je n'existe pas non plus.°» Comme Milena, Stella disparaît. Pourquoi ? Dès les premières pages, ce livre nous emporte et on ne peut plus le lâcher. Rares sont les auteurs capables de si bien décrire la rupture amicale et le deuil impossible qui en résulte. Merci à Éléonore Pourriat pour cette justesse d'analyse et la pureté de ces émotions.

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