Chronique Nerval l’inconsolé de Daniel Casanave, David Vandermeulen

Clémence Cireau Librairie du MuCEM (Marseille)

« Ne m’attends pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche. » La dernière phrase de Gérard de Nerval est à l’image de sa vie : dramatique, flamboyante et surtout méconnue. À 19 ans, Gérard Labrunie, encore étudiant, devient célèbre pour sa traduction du Faust de Goethe. Son talent se transformera pourtant en une folie destructrice. Terrorisé par la potence depuis la prédiction d’un singe voyant, le petit homme aux airs incertains traîne constamment au cou une corde fantôme. Obsédé par les femmes, sans jamais les toucher, il s’enivre le coude levé. « Les bouteilles que je vide, je les remplis de mon esprit. » Soutenu par l’élite intellectuelle du XIXe siècle – Théophile Gautier, Alexandre Dumas ou encore Victor Hugo –, il ne sera véritablement reconnu par le grand public qu’après sa mort. Avec Nerval l’inconsolé, David Vandermeulen et Daniel Casanave nous offrent une rencontre avec ce héros romantique malgré lui, sensible et fragile.

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