Chronique La Règle de Seth de Hervé Jubert

LAURENCE BEHOCARAY, IUT François Rabelais, Tours

Un roman magnétique dont les phrases défilent telles les images d’un film. De quoi se réconcilier avec un genre quasiment tombé en désuétude.

Nous étions pourtant prévenus : un seul regard échangé avec le prisonnier Seth nous mettrait en état d’hypnose. Mais « les bonnes résolutions sont les couleurs de l’arc-en-ciel de l’espoir », et nous voilà témoin d’un accident d’hélicoptère qui remet en liberté « l’un des hommes les plus dangereux de la planète ». Puis on se lance à sa poursuite en compagnie du flic Luther et de Michel Valogne, journaliste à Faits-Paris, qui a couvert tous les crimes du malfaiteur. Zoé, une des victimes dont il est tombé amoureux, lui a même « demandé d’éliminer Seth de la surface de la Terre ». Le temps est compté : Seth, « la divinité du désordre », a basculé dans le terrorisme, subtilisé 800 millions d’euros et se joue de ses poursuivants en se dissimulant sous des masques à base de protea, une algue qui a la propriété de morpho-synthèse. Mais est-il réellement le responsable des derniers méfaits dont on l’accuse ? Et si le malfaiteur en fuite n’était en fait que la victime de son patrimoine génétique exceptionnel, l’arbre qui cache la forêt du SV52, un plan maléfique fomenté par treize fous autrement dangereux que lui, le potentiel « Guérisseur » ? La Règle de Seth est le premier volet d’un roman-feuilleton futuriste qui s’inscrit dans la lignée de Fantômas.

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