Chronique Je m’appelle Birdy de Franco Mannara

Julie Bacques Librairie L’Amandier (Puteaux)

Sexe, drogue, alcool, rock, fureur nocturne, morts… Les ingrédients d’un excellent polar noir sont là. Franco Mannara nous le sert avec un immense talent ! Attention ça décoiffe !

Paolo est guitariste dans un groupe de rock underground parisien. Son truc, c’est de « se dissoudre dans la nuit, dans la ville », soir après soir. Les lendemains chaotiques sont fréquents, les petits jobs un peu moins. Lorsqu’il se retrouve missionné par un détective privé pour filer Birdy, une fugueuse de bonne famille, il ne se doute pas de l’enfer dans lequel il met le pied. Attention âmes sensibles s’abstenir : c’est l’abjection et le vice qu’il va toucher du doigt. De son côté, l’inspecteur Ibanez enquête sur une série de morts par overdose d’une rare violence et de plus en plus nombreuses. Une pilule bleue commence à défrayer la chronique mais aussi à faire le buzz auprès des jeunes qui défient la mort lors de soirées très privées. Ce polar génialement noir va vous cueillir de plein fouet. De concerts en bad trips, de prostituées en travestis, de squats en salles de concerts underground, vous ne fermerez pas l’œil avant d’avoir terminé ce livre à l’intrigue génialement ficelée, peuplé de personnages plus ou moins délicieux dans les bas-fonds des nuits parisiennes. Cru, trash et rythmé, ce bouquin dépote sévèrement et révèle un auteur à l’écriture nerveuse et hallucinante !

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