Chronique Chiennes de vie de Franck Bill

  • Franck Bill
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Maillet
  • Folio
  • 20/10/2020
  • 7 p., 90 €

Georges Arnoult Librairie L’Arbre à Lettres (Paris 14e)

C’est une plongée au fond de l’abîme. Dix-sept instantanées de vies écorchées par le malheur qui, bien souvent en Indiana, rime avec came, bourbon et armes à feu. Ce sont dix-sept nouvelles où la rédemption ne pointe que très rarement le bout de son nez. Dix-sept nouvelles de poudre et de sang. Cela commence comme un film de Tarantino, avec une porte de motel défoncée par deux affreux résolus à interrompre un deal organisé par… leurs propres enfants, coupables d’avoir tapé dans le sacro-saint stock familial de dope. Les malheureux clients sont exécutés sous les yeux des rejetons. Plus loin, un homme en cavale est rongé par le chagrin et la culpabilité d’avoir jadis aidé sa femme, malade et condamnée, à abréger ses souffrances. Les nouvelles qui composent Chiennes de vies sont chaque fois portées par une telle intensité, qu’elles pourraient constituer l’ébauche d’autant de romans. Frank Bill excelle à créer des atmosphères et à brosser des personnages complexes, épais, avec une économie de mots qui force l’admiration.

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