Chronique Simon Weber de Jean Mattern

Par Nathalie Vigne, Librairie Le Coin des Livres (Davézieux)

Simon Weber, étudiant en médecine, est atteint d’une tumeur au cerveau. Afin d’aller au bout de ses projets, il est contraint de vivre en accéléré. Simon décide de partir en Israël pour s’éloigner d’un père un peu trop protecteur.

Simon avait 11 ans quand sa mère est morte. Son père, Gabriel, s’est alors investi pour être un père parfait, lui assurant bien-être matériel et culturel. Tous deux ont des difficultés à exprimer leurs sentiments, Simon ne connaît pas vraiment l’histoire de cet homme qui avait quitté sa mère avant sa naissance et qu’il a vu reparaître lorsqu’il avait 3 ans. L’arrivée de Clarice, qui devient sa meilleure amie, permet à Simon de mettre un peu d’espace entre lui et Gabriel. À 20 ans, la maladie de Simon, les traitements lourds et la présence constante de son père à ses côtés le poussent à réaliser son rêve : six semaines après la fin d’une chimiothérapie, il décide de s’installer en Israël dans l’attente de ses résultats d’analyses. Amir, un jeune Israélien qui vient de finir ses études en France, l’accompagne et l’aide à préparer son départ et son installation à Jérusalem. Simon a rencontré Amir dans le parc Montsouris. Suite à un malaise, Amir l’avait secouru. Ce dernier devient le confident de Simon et lui fait découvrir son pays. Ils vont vivre ensemble, se rapprocher. La présence de la maladie dans son corps influence les choix de Simon qui devra trouver un équilibre entre son présent et ses souvenirs. Rivka, jeune Suédoise, se chargera de lui faire connaître ses premiers émois sexuels. Après plusieurs mois, son père lui rend visite. Lors de ces retrouvailles, ils essayent de se confier, de se livrer un peu l’un à l’autre. Simon, Gabriel et Amir s’installent ensemble et vivent dans une sorte de confusion de sentiments. Ce roman s’inscrit dans la continuité des Bains de Kiraly (2008), où l’on retrouvait Gabriel vingt ans auparavant, et De lait et de Miel (2010), les deux précédents romans de Jean Mattern. Il y était déjà question de la transmission, mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu ces deux textes pour saisir et apprécier Simon Weber. La langue de Jean Mattern est limpide et belle, ses romans, portés par une écriture maîtrisée à la perfection, se lisent d’une traite. ◼

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