Chronique Mes seuls dieux de Anjana Appachana

  • Anjana Appachana
  • Traduit de l’anglais (Inde) par Alain Porte
  • Coll. «Coll. « Z/a »»
  • Zulma
  • 02/05/2013
  • 240 p., 8.95 €

Wilfrid Séjeau Librairie Le Cyprès/Gens de la lune (Nevers)

Dans les huit nouvelles de ce recueil, Anjana Appachana dresse un portrait à la fois burlesque et poignant de l’Inde contemporaine. Deux textes sont consacrés aux « aventures » de Sharmanji, employé de bureau passé maître dans l’art du baratin et de la procrastination, dont la mauvaise foi n’a d’égal que la paresse. Les dialogues sont enlevés et franchement comiques, même si le ton se fait plus intimiste lorsque les personnages principaux sont des femmes. Les jeunes filles d’Anjana Appachana rêvent de beaux mariages et de princes charmants… ou sont harcelées par leur famille quand elles restent trop longtemps célibataires ou qu’elles manifestent des désirs d’indépendance. Mais le mariage a souvent peu à voir avec l’Éden promis. Dans l’une des nouvelles, on assiste à la descente aux enfers d’une jeune femme moderne asservie par sa belle-famille sous le regard indifférent d’un mari devenu étranger. Poids de la famille et des traditions, pesanteurs sociales, conflits de générations, l’auteur dévoile les contradictions qui remuent la société indienne dans la sphère privée.

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