Chronique Corrosion de Jon Bassoff

  • Jon Bassoff
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anatole Pons
  • Coll. «Coll. « Neonoir »»
  • Gallmeister
  • 01/02/2016
  • 226 p., 17.20 €

MARGOT LEFEBVRE, Librairie Privat, Toulouse

« Je m’appelle Joseph Downs, et j’ai servi mon pays. » Les éditions Gallmeister cesseront-elles un jour de nous surprendre avec leur collection « Neonoir » ? Pour ne rien dévoiler de l’intrigue, contentons-nous de dire que l’on suit un vétéran de la guerre d’Irak, le visage mutilé, alors qu’il débarque dans un bled paumé et tombe amoureux d’une rouquine qui vient de se faire tabasser. Un début assez classique, presque en douceur comparé à la suite. Le premier chapitre passé, Jon Bassoff nous embarque dans un roman particulièrement noir, à l’écriture sèche, rythmée et hypnotique. Les phrases courtes sonnent vraies, tout colle parfaitement à l’histoire. Corrosion est un roman tordu, où la tension est palpable jusqu’aux dernières lignes. Le malaise latent et la folie omniprésente rendent le récit particulièrement sombre et perturbant, presque malsain. Personne n’est à sauver dans ces pages, et l’Amérique aura rarement été dépeinte de façon aussi macabre. Pourtant, on ne peut s’empêcher d’apprécier les personnages, ces âmes corrodées. Une vraie claque littéraire comme je les aime. Un conseil, foncez !

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