Chronique Contrebande de Enrique Serpa

  • Enrique Serpa
  • Traduit de l'espagnol (Cuba) par Claude Fell
  • Coll. «Coll. «Z/a»»
  • Zulma
  • 07/11/2013
  • 288 p., 9.95 €

Damien Rogriguez Librairie Georges (Talence)

Dès les premières pages, Contrebande s’impose comme un magnifique roman d’atmosphère, émaillé de métaphores d’une somptueuse justesse et servi par une prose naturaliste qui jongle avec les genres romanesques pour mieux s’en affranchir. Serpa transpose littéralement son lecteur dans les bas-fonds de La Havane, au cœur de cette misère cubaine des années 1930, une île grisée par les vapeurs de rhum, les volutes des cigares et le parfum lourd des prostituées. Il esquisse avec subtilité cet univers opaque et sulfureux où l’aventure semble encore possible mais où chacun doit cependant lutter pour subsister au quotidien. Car si la fièvre révolutionnaire n’a pas encore embrasé l’île, le grondement populaire ne cesse de s’amplifier, en particulier chez les pêcheurs qui doivent faire face à un effondrement progressif mais inexorable du cours du poisson. La prohibition américaine offrant des perspectives plus lucratives, le narrateur décide d’utiliser l’une de ses goélettes pour acheminer illégalement une cargaison de rhum…

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