Chronique Un loup quelque part de Amélie Cordonnier

Alban, 5 mois, devrait combler de bonheur son père, sa sœur et sa mère. Mais chez Amélie Cordonnier, comme dans les contes, il y a toujours un loup quelque part. Il prend la forme d’une tâche brune sur la peau d’Alban. Puis, c’est tout le corps du bébé qui change de pigmentation. L’impensable se produit sous les yeux de la mère : son fils devient noir, autant qu’elle et le père sont blancs. La spirale infernale se met en place : pour masquer la vérité, elle trouve des subterfuges terribles qui l’enferment dans un tissu de mensonges inextricables. L’auteure n’y va pas par quatre chemins. Par le sujet du rejet de l’enfant ; par la langue : rythmée, parfois rimée, comme slamée ; et par ce personnage à la limite de la folie, pour qui l’on ressent à la fois du dégoût et de l’empathie quand elle cherche dans sa propre histoire un sens au métissage. Un deuxième roman qui frappe fort, comme le premier (Trancher, Flammarion, 2018) qui traitait de la violence verbale dans un couple.

 

Amélie Muller Librairie Récréalivres (Le Mans)

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