Chronique Leïlah Mahi 1932 de Didier Blonde

Valérie Faucon Librairie Graffiti (Castres)

Une photo dans le columbarium du Père Lachaise, des yeux noirs envoûtants, la seule date de sa mort et voilà Didier Blonde embarqué sur les traces d’une jeune femme décédée en 1932, le lecteur fasciné à leurs trousses. De découvertes en déconvenues, de rencontres en impasses, l’auteur-narrateur se plonge dans les méandres administratifs des archives de Paris, parcourt les couloirs de la Bibliothèque nationale, compulse le bottin de l’époque pour dénouer l’écheveau de la vie de la mystérieuse Leïlah Mahi. Notre « pisteur de fantômes » s’entête, poursuit ses obsessions autant que ses propres disparus, essaie de démêler les faux-semblants. La belle inconnue était-elle une danseuse hindoue, une actrice de cinéma, une femme de lettres ? « Mais le réel peut être têtu et refuse parfois de se prêter à la fiction. » Leïlah Mahi, à qui nombre d’admirateurs anonymes vouent un culte, n’est pas décidée à livrer tous ses secrets... Cette enquête aurait pu être publiée dans la collection « L’un et l’autre » du regretté J. B. Pontalis, à qui le livre est par ailleurs dédié, elle en respecte l’esprit. Une œuvre qui dévoile « les vies des autres telles que la mémoire des uns les invente ».

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