Chronique Le Mercato d’hiver de Philip Kerr

  • Philip Kerr
  • Traduit de l’anglais (Écosse) par Katalin Balogh et Philippe Bonnet
  • Coll. «NULL»
  • Le Masque
  • 11/05/2016
  • 448 p., 20 €
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Camille Racine Librairie Shakespeare and Company (Paris 5e)

Dans le football, le corps est un temple et il faut tout faire pour le préserver. Philip Kerr dépeint un monde extrêmement stressant. Dans ce sport, on ne joue pas sous les projecteurs sans qu’il y ait également des ombres.

Plébiscité par les lecteurs et salué par la critique, Philip Kerr est surtout connu pour sa Trilogie berlinoise (Le Livre de Poche), moins pour ses livres destinés à la jeunesse (en particulier la série Les Enfants de la lampe magique - épuisé). Avec Le Mercato d’hiver, il inaugure une nouvelle série consacrée à la Premier League. Le héros, Scott Manson, est un ancien joueur de l’Arsenal devenu entraîneur après avoir été condamné à huit ans de prison pour un viol qu’il n’a pas commis. Scott a purgé une partie de sa peine seulement, car il a été innocenté. Réhabilité dans le milieu dès sa sortie, Scott trouve rapidement un nouveau poste. Un milliardaire ukrainien le nomme entraîneur du club de London City. Les joueurs le respectent et lui font confiance. Scott forme un duo de choc avec João Zarco, le manager portugais du club. L’accalmie sera pourtant de courte durée. Sa vie bascule une nouvelle fois lorsque le corps de l’un des joueurs, connu pour ses frasques et beuveries, est retrouvé accroché à une grille. Scott était proche du défunt et l’un des derniers à l’avoir vu. Quelques jours plus tard, c’est le manager du club qui est retrouvé mort. L’intrigue se déroule en plein mercato. Tout s’accélère entre la composition de l’équipe, les matchs et les transferts. Il va falloir faire vite si Scott veut éviter que le club fasse la une du Daily Mail. Le style est mordant, les personnages incarnés et nul besoin d’être un supporter pour apprécier cette nouvelle série. Kerr plonge le lecteur au cœur de cette espèce de confrerie qu’est le monde du foot, tout en citant Shakespeare. Entre réalité et fiction, vérité et cliché, Kerr se fraye un chemin : « Gagner n’est plus suffisant en soi ; gagner en ayant du style, voilà l’essentiel du jeu moderne » .

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