Chronique Impurs de David Vann

  • David Vann
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski
  • Coll. «Coll. « Nature Writing »»
  • Gallmeister
  • 07/03/2013
  • 278 p., 23.10 €

ANTHONY BOYER, Librairie Saint Pierre, Senlis

Sukkwan Island avait été une claque pour bien des lecteurs et avait remporté le Prix Médicis étranger 2010. Après avoir confirmé son talent l’an passé avec Désolations, David Vann revient plus brutal que jamais avec Impurs, son troisième roman. Galen est un jeune homme de vingt-deux ans, étouffé par une mère qui le maintient à la maison. Pourtant, il n’a rien du Tanguy de Chatiliez. C’est un jeune homme plein de réflexions sur un monde qui part à la dérive. En marge d’une humanité en déclin, il se trouve engoncé dans une vie qu’il aurait souhaitée plus épanouissante. Ainsi, pour trouver un semblant de sens à cette piètre existence, il se plonge sans relâche dans le Siddhartha de Hermann Hesse ou Le Prophète de Khalil Gibran. Hormis sa mère à côté de la plaque, Galen doit composer avec une famille qui fait rêver. Entre sa grand-mère qui perd la tête et sa tante vindicative, il est confronté à une cousine aussi vulgaire que lascive. Quand tout ce beau monde décide de partir séjourner en montagne, la situation dégénère rapidement. Avec ce roman en deux temps, Vann s’illustre une nouvelle fois dans l’art de tisser des romans psychologiques aussi violents que superbes.

 

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