Polar

Céline de Roany

De si bonnes mères

photo libraire

Chronique de Lucas Schrub

Librairie Maison de la presse (Haguenau)

Un hameau insulaire pourtant paisible et sa communauté soudée, attachée aux traditions et au folklore, devient le théâtre de crimes macabres. Un terrain de chasse marécageux où les canaux sinueux sont ornés par les corps de jeunes femmes mutilées, le ventre vidé. La fange, le froid et l’humidité pénètrent alors les chairs et les esprits des officiers chargés de l’enquête. À leur tête, Céleste Ibar. Devenue capitaine de la PJ de Nantes après un passage marquant – littéralement – à la BRI, l’enquêtrice se jette à corps perdu dans ce huis clos où chacun des habitants semblent enfouir de lourds secrets. Nouvelle voix du thriller psychologique dans la lignée de Karine Giebel, l’autrice signe un deuxième roman qui brille par la justesse de ses personnages, aux antipodes du genre. En effet, tous voient en Céleste un monstre, elle y compris. Mais dans ses balbutiements et ses doutes, elle est bien la plus humaine de tous.

illustration