Chronique La Mère des eaux de Rod Marty

Fabien Frain Librairie Le Bateau blanc (Brignoles)

Jusqu’où peut mener le désir d’être mère ? Quel en serait le prix à payer ? Et avec qui, ou plutôt avec quoi, faudra-t-il négocier le règlement ?

Après nous avoir fait frissonner avec Les Enfants de Peakwood (Scrineo), Rod Marty nous transporte avec son deuxième roman, La Mère des eaux, dans la chaleur moite du bayou. Nous y suivons Emily qui, après avoir subi une nouvelle fausse couche, apprend que sa mère biologique est vivante. Elle et son mari Christopher décident alors de se rendre dans une petite communauté de Louisiane pour la rencontrer. La perspective d’un nouveau départ, une chance de se retrouver leur donne à nouveau de l’espoir. Mais c’était sans compter les étranges et trop prévenants habitants du bayou, et les obscures croyances vaudou. Beauté des paysages, complexité de l’être humain, ambiance pesante, légendes africaines… tous les ingrédients sont réunis pour que le récit soit tour à tour poignant, mystérieux et angoissant. Il y a un petit quelque chose de Graham Masterton dans l’univers de Rod Marty, qui réussit toutefois à créer sa propre atmosphère. Ce deuxième ouvrage confirme qu’il a sa place parmi les auteurs de qualité, de l’imaginaire mais qu’il pourra également séduire un public d’ordinaire réfractaire au fantastique. Une histoire parfois dérangeante mais envoûtante !

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