Sandrine Platti
Librairie Essey litteraire, Essey-les-Nancy
Quel a été votre plus gros challenge ?
Sandrine Platti Mon plus grand challenge a été de tout quitter professionnellement pour créer ma librairie. De repartir de zéro sans être certaine de ce que cela allait donner. Cela a été une décision importante, car il a fallu prendre des risques, sortir de ma zone de confort pour me lancer dans un projet qui me tenait vraiment à cœur. Créer une librairie demande beaucoup de travail – 3 ans en ce qui me concerne. Développer de nouvelles compétences, prendre les bons contacts, créer du lien dans la chaîne du livre, trouver le bon lieu, les bons partenaires, choisir les livres, gérer l’aspect financier, générer de la visibilité et attirer les premiers clients.
Quels sont vos principaux défis professionnels ?
S.P. Un(e) libraire souhaite relever plusieurs défis. L’un des premiers défis a été de définir une ligne éditoriale claire, afin de proposer une sélection de livres cohérente et de donner une identité forte à la librairie. Je souhaite également développer un véritable ancrage territorial, en faisant de la librairie un lieu culturel proche de son environnement, un lieu de proximité, d’échange et accessible facilement à tous les habitants de la zone est de l’agglomération de Nancy. Enfin, il y a bien évidemment un défi économique, car une librairie doit trouver un équilibre entre passion et gestion d’entreprise.
Êtes-vous plutôt marque-page ou page pliée ?
S.P. Définitivement marque-page ! Pour moi, un livre c’est sacré. C’est une façon d’honorer l’objet et de le conserver en bon état, sans en abîmer les pages. Tellement d’acteurs interviennent à la création d’un livre que cela se respecte. J’aime aussi l’idée que le marque-page est un camarade qui accompagne le lecteur tout au long de l’histoire. De plus, certains marque-pages sont très beaux ou originaux et parfois transmettent un message, ce qui peut rendre l’expérience de lecture encore plus agréable.