Le Livre perdu de Léonard de Vinci

Par FRANÇOIS-JEAN GOUDEAU, Établissement scolaire IUT, La Roche-sur-Yon

À l’occasion des 500 ans de la disparition du peintre de La Dame à l’hermine, Francesco Fioretti nous livre une enquête au long cours, de 1496 à 1503, sous la forme d’un récit labyrinthique, arithmétique et philosophique que n’aurait certainement pas désapprouvé Umberto Eco. En lieu et place de Guillaume de Baskerville et d’Adso de Melk, ce sont Léonard de Vinci et son assistant Salaï qui traversent l’Italie, entre décadence et Renaissance, à la recherche d’un ouvrage aux effluves méphistophéliques. Sur leur route, de la fin laborieuse de La Cène jusqu’aux travaux préparatoires de La Joconde, ils croiseront des mathématiciens, des néoplatoniciens, de (très) nombreux intrigants, Machiavel, le fils du pape Borgia, Michel-Ange, Raphaël... Ainsi que l’amour pour maître Léonard, idylle empruntant les traits de Cecilia Gallerani, la dame évoquée plus haut. Fiction érudite ou essai fictionnel, qu’importe. C’est un bel hommage au génie de Vinci, à sa curiosité insatiable et à sa mélancolie.