Entretien avec KARIN SLAUGHTER

Quand les masques tombent

Arriver à Saint-Pancras ce matin-là relève de l’exploit. Brexit oblige, les douaniers de la gare du Nord font grève, entraînant des retards monstres. Sur place, la fatigue s’envole, l’excitation déboule. Voici Londres, toujours aussi classe, son grand soleil vite douché par la pluie et cet accent so british qu’on attrape au vol dans les rues. Direction Trafalgar Square où se trouve le luxueux hôtel de Karin Slaughter. Lorsqu’elle nous reçoit, son sourire et son charme décontractés promettent un échange chaleureux. En effet, en vingt-cinq minutes chrono, l’auteure nous abreuve d’anecdotes personnelles et si nous parlons de son livre, il est aussi question du monde d’aujourd’hui. Très vite, je réalise que sa franchise, ses remarques pleines d’esprit et de psychologie ne me sont pas inconnues : toutes ces qualités sont présentes dans son dernier roman. Et cerise sur le gâteau, Karin Slaughter s’avère être une lectrice curieuse et passionnée qui affirme avoir besoin de lire pour écrire.

Par ANNE-SOPHIE ROUVELOUX, Librairie L'Écriture, Vaucresson

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