29-09-2011

Cathrine versus Finkielkraut

Dans Nos vies romancées – essai paru dans la collection « Grise » chez Stock, espace permettant à des auteurs de parler de littérature et d’écriture –, Arnaud Cathrine rend hommage à six romanciers auxquels il reconnaît « une dette », et nous invite ainsi à un voyage très personnel dans l’univers de Carson McCullers, Françoise Sagan, Roland Barthes, Fritz Zorn, Sarah Kane et Jean Rhys : « Évidemment, il m’a fallu ne choisir que quelques-uns de mes “ auteurs de chevet ”, sous peine de n’avoir que peu d’espace à réserver à chacun d’entre eux. L’odieux tri s’est fait de lui-même lorsque j’ai “ redécouvert ” qu’on n’a pas forcément quelque chose de futé à dire de ce que l’on aime. Cet inventaire – quatre femmes, deux hommes ; quatre étrangers, deux Français – ne dit pas grand-chose car je n’ai pas cherché d’équilibre. Les choses se sont distribuées simplement. Au gré des objets de mon affection. Ce projet m’a permis d’écrire deux ou trois choses que je pense de la littérature et qu’il me semblait prématuré d’écrire jusque-là. » À noter la sortie en « Folio », de son précédent ouvrage, Le Journal intime de Benjamin Lorca. Alain Finkielkraut, qui avait inauguré la Collection « Grise » en 2009 avec Un cœur intelligent, convoque quant à lui La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, Les Meilleures Intentions de Ingmar Bergman, Professeur de désir de Philip Roth et L’Insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera. Avec Et si l’ amour durait, le philosophe explore le traitement de l’amour en littérature, à travers quatre œuvres d’époques et de sensibilités variées, qu’il éclaire de sa culture littéraire et philosophique, gommant notamment les clichés dont ces œuvres sont parfois l’objet.